Grand Prix ISU : jusqu'à quand?

 

(Mars 2003)

Cette épreuve créée en 1995, sur l’initiative de Didier Gailhaguet, connaît en ce moment quelques soucis et son avenir est même remis en question.

 

Mais revenons d’abord sur le fonctionnement de cette compétition.

Le Grand Prix se compose de six étapes réparties sur le début de saison. Il concerne toutes les catégories (dames, messieurs, couples et danse). En fonction de son classement, on attribue à un patineur (ou couple) un certain nombre de points, dont voici la répartition :

1er obtient 12 points
2ème         9 points
3ème         7 points
4ème         5 points
5ème         4 points
6ème         3 points
7ème         2 points

8ème         1 point

Chaque patineur ou couple participe à deux épreuves de son choix parmi le Skate America, le Skate Canada, la Sparkassen Cup on Ice (qui se déroulait en Allemagne, et qui sera remplacée par une étape en Chine), le Trophée Lalique en France, la Coupe de Russie, et enfin le Trophée NHK au Japon.

A l’issue de ces six étapes, les points sont comptabilisés. Les six patineurs (couples) ayant le plus de points sont alors sélectionnés pour la finale, (qui a eu lieu cette année à St Pétersbourg). En cas d’égalité, les classements intermédiaires (programmes courts...) permettent de départager les ex-æquo. Le déroulement de la finale diffère des autres étapes : en effet, deux programmes libres doivent être exécutés.

Cependant l’organisation du Grand Prix a un coût énorme ; d’importantes sommes d’argent sont nécessaires, que ce soit pour l’organisation d’une étape (200000 US $ alloués par l’ISU à chaque pays accueillant une étape), ou pour les primes versées aux gagnants (à chaque étape les premiers de chaque catégorie remportent 30000 US $, à la finale c’est 50000 US $). Jusqu'à présent, le financement du Grand Prix a été assuré par les nombreux contrats juteux signés avec les télévisions il y a quelques années, à l’époque des grands scandales (affaire Kerrigan/Harding par exemple). 

Mais aujourd’hui, face aux taux d’audience en chute libre, les télévisions se retirent peu à peu, ce qui laisse craindre la fin prochaine du Grand Prix, l’ISU ne pouvant « vivre au dessus de ses moyens », a déclaré Freddi Schmitt, secrétaire général de l’ISU.

 

Anne-Claire et Virginie