Une saison mouvementée pour Brian Joubert

(Janvier 2005)

Après un début de saison qui ne fut pas à la hauteur de ses ambitions –2 ème place au Bompard, 5 ème place à la finale du Grand Prix, remportée par son grand rival Plushenko– Brian Joubert connaît de nouvelles agitations ces jours-ci. Le 13 janvier dernier, le directeur technique national, Patrick Ranvier, a démis Laurent Depouilly de sa fonction d’entraîneur du n° 1 du patinage masculin français. De son côté, Jean-Roland Racle, directeur des équipes de France, a fait le déplacement à Poitiers pour résoudre cette crise dans les plus brefs délais.

La collaboration entre Depouilly et Joubert n’aura donc que peu duré, mais elle restera marquée par le titre européen du jeune français, ainsi que sa seconde place aux championnats du monde. Un manque de confiance croissant et des absences répétées de l’entraîneur semblent avoir conduit le duo à sa rupture.

A quelques jours du début des championnats d’Europe de Turin, il fallait alors trouver dans l’urgence un remplaçant à Depouilly…

 

En l’occurrence ce sera une remplaçante : Véronique Guyon. Un nom qui sonne familier à l’oreille de Joubert, puisque c’est « Véro », comme il la surnomme, qui a formé le champion dès sa plus tendre enfance. Officiellement, Guyon a contracté un CDD avec Joubert –jusqu’au championnats d’Europe– mais il se pourrait bien qu’il soit renouvelé pour une durée indéterminée. Pour leur premier entraînement ensemble après de longs mois d’ignorance, et Guyon et Joubert semblaient enthousiastes. En bref, un remariage de raison plutôt bien négocié par les instances dirigeantes.

Deux grandes échéances attendent Brian Joubert : Turin et Moscou. Après de tels rebondissements, le patineur devra se montrer serein –malgré tout. Et continuer à exprimer sa rage de vaincre sur glace. La tâche ne sera pas aisée face au russe Plushenko, dont l’ambition est –comme Joubert – la médaille d’or aux JO de Turin en 2006. Le destin de Joubert prend-il un chemin similaire à celui d’Anissina/Peizerat : un saison de doutes avant l’or olympique ?

 

 

Anne-Claire LETKI