Championnats d'Europe - 17-22 janvier 2006 - Lyon

Programmes Courts
On retient ...

Hommes
On retient le double sans faute pour Annick Dumont.
Elle a le sourire Annick ! « Je suis un entraîneur comblé aujourd’hui ! ». Ses deux élèves viennent de signer deux programmes courts sans faute. Pas de quadruple mais des triples sauts tous assurés. C’est ce qu’il fallait faire. Alban Préaubert et Frédéric Dambier ont donc terminé respectivement 5ème et 4ème de cette première épreuve. Ils patineront dans le dernier groupe aux côtés de Brian Joubert…

On retient aussi la seconde place de Brian Joubert.
Sur la glace, il a incarné un James Bond volontaire, confiant dans son patinage, malgré une main posée dans la combinaison quadruple-double. « J’ai fait une petite erreur de prise d’élan ; je me suis retenu » explique-t-il. Après le court, Brian se trouve à 5 points de Plushenko, mais les espoirs restent permis. « On se place au court ; on gagne au libre » affirme son conseiller Didier Gailhaguet. La réponse cet après-midi…

Danse originale
On retient la mode du dos nu !
Depuis peu, quelques patineuses de danse sur glace – Tatiana Navka et Elena Grushina en tête – ont opté pour des tuniques dos nu. Une façon de mettre en valeur leur ligne impeccable… Alors quand la danse originale a pour thème les danses latines, toutes les patineuses s’y mettent ! Avec des variations autour de la couleur, du vert fluo à l’orange ! Parenthèse fermée.

On retient surtout la remontée d’Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder.
Ils sont seconds de la danse originale (59.02 points). Romain Haguenauer, entraîneur aux côtés de Muriel Zazoui, explique que cette performance les remet dans la course pour une médaille. « La danse originale n’est pas leur point fort ; ils préfèrent le libre et je pense qu’ils sont capables de le remporter… » ajoute-t-il. En attendant, ils restent quatrièmes du classement général, mais à moins d’un point des lituaniens Drobiazko/Vanagas.

Femmes
On retient le sourire de Nadège.
Emue, les larmes aux yeux, Nadège Bobillier , notre unique représentante française, n'en revient pas d'avoir battu son record personnel - de 3.59 points exactement - lors du programme court. Malgré un échauffement difficile, et beaucoup de tensions, elle n'a pas tremblé sur la glace. Tous ses sauts sont passés, et elle a ainsi obtenu un bon score technique (24.71 points). A l'issue de cette première épreuve, elle est 15ème, ce qui lui permettra de participer au libre de jeudi. Un résultat encourageant pour la jeune patineuse d'Annecy.

Couples
On retient la performance de Maria Petrova et Alexei Tikhonov.
Ils ont fait de l'ombre à l'autre couple russe ultra favori, Tatiana Totmianina et Maxim Marinin. Sur la sarabande de Haendel, Maria et Alexei ont parfaitement exécuté leurs difficultés techniques (triple saut lancé, triple toeloop, double twist ...), et ont même ajouté un brin d'émotion à leur programme. Le public a été conquis; les juges un peu moins : ils ne sont que seconds, à deux points de Totmianina/Marinin.
Quant aux français, Marylin Pla et Yannick Bonheur, ils ont réalisé un bon programme, malgré la chute de Yannick sur le triple toeloop. "J'étais un peu stressée par l'enjeu, mais j'ai réussi à me détendre au cours du programme" confie Marylin.

Danses imposées
On retient le retour des lituaniens Margarita Drobiazko et Povilas Vanagas.
Ils avaient quitté le circuit amateur en 2002, las d'être évincés des podiums. Les voilà à nouveau en compétition, ils retentent leur chance pour cette saison olympique. Et c'est plutôt bien parti. Avec une glisse toujours aussi fluide et pure, ils se sont hissés à la seconde place du "tango romantica" (danses imposées). Le public, fidèle, a reconnu ses chouchous. A l'applaudimètre, ils auraient été premiers.

On retient la chute d'Olivier Schoenfelder.
"On est déçu" avoue-t-il à la sortie de la glace. Et pour cause, la chute d'Olivier en fin de programme leur a couté cher - 3 points selon Muriel Boucher-Zazoui (leur entraineur). "Sans la chute, ils auraient pu remporter les danses imposées" ajoute-t-elle. Ils sont donc quatrièmes, mais se montrent confiants malgré tout. "La compétition reste ouverte" conclue Isabelle.

Anne-Claire LETKI