Samuel Contesti à Turin
«  Un bon début »

(13 Février 2005)

En janvier dernier, Samuel Contesti a participé à ses premiers championnats d’Europe. Voici un journal –commenté– de sa semaine turinoise, riche en émotions.

Samedi 22 janvier
Après une semaine d’entraînements à Grenoble sous l’égide de Jean-Roland Racle, le directeur des équipes de France, Samuel embarque pour l’Italie vers 14 heures, accompagné par son coach Didier Lucile. S’en suivent trois heures de route et quelques galères pour trouver l’hôtel Turinois accueillant les patineurs français ! Une fois son camarade de chambre arrivé, Yannick Bonheur, sonne l’heure du premier dîner italien.

Dimanche 23 janvier
C
ette journée débute par un petit déjeuner en famille -par « famille », comprenez bien sûr les membres de l’équipe de France !
« On s’entend très bien dans l’équipe. Il y a une très très bonne ambiance et cela aide beaucoup » explique Samuel.
A 10 heures les choses sérieuses débutent pour le jeune talent d’Annecy puisqu’il effectue son premier entraînement dans la patinoire olympique.
Quand je suis arrivé là-dedans, j’ai trouvé ça grand, ça brillait un peu de partout, c’était neuf, innovant, beau finalement ! Il est vrai que cette patinoire m’a moins impressionné que Bercy, mais quand même… »
Et parce qu’il ne faut pas céder à la pression des grands évènements, un peu de routine ne fait pas de mal : entraînement, étirements, retour à l’hôtel, repas… et PlayStation !!!
« En fait, avec Baboune (=Yannick) on a fait une semaine de PlayStation ! »
Nouvel entraînement vers 16/17 heures. Il est en effet important de prendre ses repères.

Lundi 24 janvier
Réveil hasardeux pour Samuel avec un entraînement plus que matinal à 6h30 ! Le reste de la journée se résume ainsi : une somnolence inébranlable, une petite visite de Turin l’après-midi, une partie de PlayStation et … au dodo !

Mardi 25 janvier
Les jours se suivent, et se ressemblent ! Mais cette fois, l’entraînement est suivi par le tirage au sort des ordres de passage de la compétition.
« Esprit Patinage :  Qu’as-tu ressenti en t’entraînant en même temps que des champions comme Joubert ou Plushenko ?
Samuel Contesti : Quand on voit tous les noms inscrits sur le panneau, ça fait plaisir. Les années précédentes, j’ai regardé les championnats d’Europe à la télévision. Là j’y suis, je vais essayer d’y rester même si c’est difficile parce qu’il y a du monde sur la sellette. »

Mercredi 26 janvier
Ce 26 janvier marque le début de la compétition hommes. Samuel passe en quatrième du premier groupe. Cela signifie qu’à nouveau il s’entraînera à 6h30, et qu’il devra patienter jusqu’à 12h15 pour exécuter son programme court. C’est donc une longue, très longue matinée à attendre son heure et à cogiter ! Tellement stressé, Samuel a regardé un film pour tenter de se calmer. Enfin, c’est le moment M.
« Esprit Patinage : Comme gères-tu ton stress pendant l’échauffement ?
Samuel Contesti : Le stress est surtout présent avant. Une fois qu’on monte sur la glace pour les 6 min d’échauffement, ça va déjà mieux. Etant donné que je passe 4 ème de mon groupe, il y a une nouvelle période d’attente où on essaie de penser à autre chose. Mais une fois en piste on se lâche, surtout si les premiers sauts sont réussis. Ça devient agréable à patiner, c’est même une décompression relative. Personnellement j’aime cette montée d’adrénaline suivie par l’explosion. C’est génial ! »
Avec une bonne prestation, Samuel termine 8 ème du programme technique. Une première récompense bientôt suivie d’une autre : celle de voir ses proches. Pendant une heure, famille et amis ont offert tous leurs mots d’encouragement à leur patineur préféré !
Après une journée si éprouvante nerveusement, la nuit est elle aussi agitée, et le sommeil difficile à trouver.

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