Le stage de Villard de Lans :

Un incontournable en Danse sur Glace

(juillet-août 2003)

Cette année encore, une dizaine de couples de danse sur glace s’est réunie à Villard de Lans, le fief estival de Muriel Boucher-Zazoui. Des leaders de l’équipe de France Isabelle Delobel & Olivier Schoenfelder, aux canadiens Marie-France Dubreuil & Patrice Lauzon, en passant par les jeunes Amandine Borsi & Fabrice Blondel, tous suivent assidûment les cours proposés par une équipe dynamique. Durant huit semaines (juillet & août), entraîneurs, chorégraphes, préparateur physique, professeur de danse se mettent au service de ces patineurs en quête de progrès et de perfection. 

Le but du stage de Villard ? « C’est de nous préparer pour l’année » explique Amandine Borsi, « le plus dur se fait ici ». En effet, c’est durant l’été que les danseurs montent leurs nouveaux programmes. « On travaille en détail les mouvements des bras, des pieds, de la tête, etc…, puis on passe les programmes en entier » ajoute Amandine. A l’issue de ces huit semaines d’entraînements intensifs, les danseurs doivent être prêts pour aborder la première compétition de l’année « les Masters », compétition qui sera déterminante pour la suite de la saison (voir encadré).

 

On connaît tous le strass et les paillettes du monde du patinage, mais on connaît moins la sueur et l’acharnement des patineurs qui se donnent, entiers, pour atteindre leurs objectifs. Soleil, paysages magnifiques, et touristes sont au rendez-vous à Villard de Lans durant ces deux mois d’été, pourtant ce stage est loin d’être des vacances pour nos danseurs : les entraînements commencent à 6h le matin et peuvent se terminer à 21h le soir. (Les différents couples sont répartis en deux groupes, ainsi les horaires d’entraînement peuvent varier.) Au petit matin donc, alors que la température extérieure est encore fraîche, les couples se retrouvent sur la glace de la patinoire accompagnés de Muriel Zazoui, Pasquale Camerlengo, Romain Haguenauer et Benjamin Delmas. Mais la préparation des nouveaux programmes ne se résume pas seulement à un long travail sur la glace : des séances de ce que l’on nomme familièrement « PPG » (préparation physique générale), se glissent dans l’emploi du temps des stagiaires. Cette préparation physique revêt différentes formes : il peut s’agir de musculation, de gainage, de stretching ou bien de courses pour travailler l’endurance. Des cours de danse au sol sont aussi au programme de ce stage. Cette année, le thème retenu pour la danse originale étant « rock-boogie-blues », un danseur champion du monde de rock est venu transmettre son savoir aux patineurs.

 

En bref, c’est un emploi du temps à couper le souffle… qui peut parfois être entrecoupé par quelques visites… Mardi 15 juillet, Jean-Roland Racle, directeur sportif, est monté à Villard de Lans. « Il vient faire le tour de ce qu’il se passe, il regarde les entraînements, nous questionne à propos de nos nouveaux programmes, nous informe sur les compétitions, et surtout il nous met un peu la pression pour nous booster ! » commente Amandine. Le médecin Jean Durand-Bailloud est aussi venu rendre visite aux patineurs dans le cadre du suivi médical longitudinal. Cependant malgré l’importance des efforts physiques fournis par les danseurs, les massages ne font pas encore partie du stage : « c’est dommage, surtout au niveau où on en est, on devrait y avoir droit » regrette Isabelle Delobel. « J’ai des copains skieurs, et quand ils se regroupent pour s’entraîner, le kiné vient environ une fois par semaine.»

 

Sous la conduite de Muriel Boucher-Zazoui, l’entraîneur des champions olympiques Marina Anissina & Gwendal Peizerat, et dans une ambiance « de travail et de vacances  » pour reprendre les termes d’Isabelle, le stage estival de Villard de Lans est devenu au fil du temps un incontournable pour quiconque aime et pratique la danse sur glace.

 

 

Les Masters : 

Réussir à tout prix. 

  

Pour les jeunes couples séniors tels Amandine Borsi & Fabrice Blondel, ou bien Eve Bentley & Cédric Pernet, les Masters ont une importance capitale.

C’est en effet à partir de cette compétition que se détermine la suite de la saison. Selon leur classement et la qualité de leur patinage, la fédération attribue aux couples de danseurs un certain nombre de petites compétitions internationales. « On espère avoir deux compétitions internationales » avoue Eve, « aux Masters il faut vraiment qu’on montre qu’on a progressé depuis l’année dernière » explique Amandine.

Participer à ces compétitions internationales, peu médiatisées, permet aux patineurs d’acquérir des points, le but étant d’obtenir un maximum de points afin d’intégrer le cercle des 36 meilleurs couples mondiaux.

Enfin, lorsque l’on fait partie de cette « élite », on peut s’inscrire au Grand Prix ISU, dont les étapes ne sont autres que le Skate Canada, le Trophée Lalique, etc…

Le 15 septembre, tout se joue donc aux Masters !

 

 

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