Trophée Eric Bompard - 17 au 19 novembre 2006- Paris Bercy

Interview
Adeline CANAC & Maxima COIA

 

Esprit Patinage a rencontré Adeline Canac & Maxima Coia pour leur premier Trophée Eric Bompard.

Esprit Patinage : Racontez moi l’histoire de votre couple.
Adeline Canac : Ça fait maintenant cinq mois que l’on patine ensemble. Max n’avait plus de partenaire depuis deux ans. Il voulait patiner avec moi depuis longtemps. Et puis moi, comme je faisais de l’individuel, je n’étais pas sûre de vouloir arrêter cette discipline pour faire du couple. J’ai attendu, et finalement je me suis décidée.

Esprit Patinage (à Maxima) : Tu patinais donc en couple ?
Maxima Coia : Oui, j’ai fait du couple avant avec Cyriane Felden. J’ai participé aux Grand Prix et aux championnats du monde junior.

Esprit Patinage (à Maxima) : Qu’est-ce qui t’as poussé à choisir cette discipline ?
Maxima Coia : Avec Cyriane Felden, on avait fait un gala en couple pour s’amuser. Jean-Roland Racle était présent… Il m’a demandé de faire du couple, alors j’ai fait des essais. Au début, je n’avais pas du tout envie… Et quand j’ai arrêté les essais, ça m’a trop manqué, et voilà !

Esprit Patinage (à Adeline) : Et toi, ça ne t’a pas trop impressionnée de passer à la catégorie couple ?
Adeline Canac : Quand j’étais petite, je m’étais dit : jamais je ne ferai du couple ! On peut vite changer d’avis ! Au début, forcément, j’avais peur sur les portés, et après je me suis habituée !

Esprit Patinage : La confiance dans le couple est-elle facile à établir ?
Maxima Coia : Moi, j’ai toujours eu confiance en elle ! Je l’ai attendue, j’avais déjà confiance en elle avant de la connaître !
Adeline Canac : Au début, on ne sait pas trop… on ne se connaît pas trop en fait. Et après, on s’est bien entendu, on rigole tout le temps !

Esprit Patinage : Quel est votre entraîneur ?
Maxima Coia : On s’entraîne avec Vivien Rolland. On a commencé avec Jean-Roland Racle et Stéphane Bernadis…
Adeline Canac : Qu’on aime beaucoup !
Maxima Coia : …et maintenant, notre coach est Vivien Rolland, et notre chorégraphe est Line Hadad.

Esprit Patinage : C’est votre premier Grand Prix, quelles sont vos émotions ?
Adeline Canac : C’est super !
Maxima Coia : C’est génial !
Adeline Canac : Par contre ça fait peur, surtout avant, car une fois que l’on commence à s’échauffer, ça va mieux !
Maxima Coia : Moi j’ai beaucoup flippé hier (programmes courts), mais aujourd’hui, j’étais bien.

Esprit Patinage : Quand avez-vous su que vous étiez sélectionnés ?
Adeline Canac : En fait, ça fait longtemps qu’on est presque sûrs. On était inscrit mais on attendait la confirmation du test qui a eu lieu à Reims il y a deux semaines.
Maxima Coia : Quand on a commencé à patiner ensemble en juin, la fédération nous a inscrits, au cas où notre couple marchait bien…

Esprit Patinage : Comment analysez-vous votre performance de ce soir ?
Maxima Coia : Je regrette mon saut individuel, je ne loupe jamais les sauts individuels ! Jamais !...
Adeline Canac : Et moi je les loupe tout le temps ! Non, je plaisante, mais c’est vrai que je les loupe bien plus souvent que lui, et là je l’ai fait !
Maxima Coia : …Là, je fais un double, alors que je suis bien placé, et que ça ne coûte rien de faire un tour en plus ! Et je réfléchis trop, je me pose trop de questions, alors que je sais faire !
Adeline Canac : Ce n’est pas grave, il ne faut pas que tu te prennes la tête pour ça !
Maxima Coia : Les sauts lancés, c’était bien, ils étaient droits tous les deux. Pour le porté c’est dommage. (Le premier porté n’a pas été tenu).

Esprit Patinage : C’est toujours impressionnant de voir un porté manqué…
Adeline Canac : En fait, moi je ne le sens pas…
Maxima Coia : Et moi je le sens ! J’ai senti qu’elle tombait droite, donc ce n’est pas grave. Si je sens qu’elle passe par-dessus, là je dois la rattraper. Je ne sais pas pourquoi ça n’a pas tenu, j’ai pensé à la tunique…
Adeline Canac : Il y a un truc qui a glissé ; on n’avait pas d’appui.

Esprit Patinage : En bref, vous êtes contents ?
Adeline Canac : Oui ! Je m’attendais à ce que ce soit beaucoup plus dur que ça. C’est dur, bien sûr, on ne termine pas dans de très bonnes places, mais on a fait ce qu’on savait faire.
Maxima Coia : On s’est fait plaisir, et je pense qu’on a fait plaisir aux gens. C’est ce qui compte !

Propos recueillis par Anne-Claire Letki