Interview de

Muriel BOUCHER-ZAZOUI
Rencontre avec un entraîneur comblé

Six mois après la victoire de vos élèves Marina Anissina et Gwendal Peizerat aux Jeux Olympiques, comment vous sentez-vous ?

Après la victoire de Marina et Gwendal, on ne réalise pas tout de suite.  Je n’ai vraiment réalisé le but accompli que bien un mois après. Quelque part, pour moi, c’était aussi une grande tristesse, que j’ai ressentie surtout à Villard-de-Lans. En effet,  c’est ici que nous vivions les plus forts moments pour le montage des chorégraphies, c’est ici que nous étions très souvent ensemble, nous décidions tout ce qui allait être pour la saison future. Marina et Gwendal m’ont manqué durant ce stage et me manquent encore.  

Allez-vous continuer à entraîner de temps à autres Marina et Gwendal, pour travailler de nouvelles exhibitions par exemple ? 

Oui, oui, bien sûr. Ils vont certainement monter d’autres chorégraphies.  Leur ville, c’est Lyon et leur entraîneur, c’est moi. Donc, il n’y a pas de soucis ! (sourire…)

Comment envisagez-vous l’avenir ? Souhaitez-vous en­traîner encore de nombreuses années ?

Je continuerai à entraîner encore longtemps. De plus, le fait d’avoir gagné en tant qu’entraîneur une médaille d’or olympique me donne l’envie de continuer, et d’en avoir une autre… Dans mon équipe, j’ai de très bons éléments, nous allons travailler très dur pour arriver à ces mêmes résultats.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier d’entraîneur de danse sur glace ? 

Au départ, j’aimais le contact avec les enfants et j’aimais ce sport, je pense que c’est avant tout un art, c’est la raison de mon choix.

En tant qu’entraîneur, quels sont votre meilleur et votre pire souvenir ? 

Mon meilleur souvenir, c’est bien sûr le meilleur des meilleurs : la médaille d’or olympique de Marina et Gwendal, ce qui est normal ! Mon pire souvenir, ce sont les championnats du Monde 2001 à Vancouver.

Interview réalisée par Anne-Claire et Olivia.