Championnats d'Europe - 17-22 janvier 2006 - Lyon

Interview Frédéric Dambier

Avec un programme court sans faute et un libre assuré, Frédéric Dambier a montré qu’il en avait sous le patin ! En totalisant 200.16 points, il termine 4 ème des championnats. Voici ses impressions – à chaud – quelques minutes après avoir quitté la glace.

Esprit Patinage : Quel bilan tires-tu de ces championnats d’Europe ? Es-tu satisfait ?
Frédéric Dambier : Je suis satisfait globalement. Un peu déçu sur ce programme libre, parce que j’aurais eu à cœur de faire un peu mieux. Ce que je retiens surtout, c’est que j’ai abordé ce championnat de manière très difficile, avec beaucoup de tension. Même si je voulais ne pas y penser, il y avait une grosse pression autour de moi. Tout ce qui a été dit sur moi depuis un mois a forcément été dur à digérer. Je suis donc content de la manière dont je me suis battu sur ce libre. J’ai commis des erreurs, mais je n’ai rien lâché, et je crois que c’est ça le plus important.

Esprit Patinage : Comment as-tu repris le dessus par rapport à tes difficultés du début de saison, notamment sur les sauts ?
Frédéric Dambier : Comment j’ai fait ? Je crois qu’avec la volonté, on peut faire tout ce qu’on veut. J’ai tout fait pour trouver cette volonté ; quand on a envie de quelque chose, on se bat pour ; je n’avais pas le droit de baisser les bras en cours de route. Je pense que le quadruple salchow d’entrée, c’était quelque chose de très important, parce que c’est une difficulté technique qui me posait problème depuis le début de la saison. C’est ce qui faisait un peu ma différence par rapport aux autres Français. En fait, avoir réussi le quadruple salchow est en soi une grosse satisfaction.

Esprit Patinage : Au terme de cette compétition, as-tu un petit mot à dire à Samuel ? (Un conflit avait opposé Samuel Contesti à Frédéric Dambier pour les sélections de ces championnats d’Europe)
Frédéric Dambier : Il y a encore peu de temps, j’aurais dit des mots gentils… Que ce soit Alban, ou que ce soit moi, je pense qu’on n’a jamais eu un seul mot méchant pour aucune personne de l’entourage de Samuel. Or Samuel et son entourage ont été tellement odieux avec moi et mes entraîneurs que… Non ! Je n’ai plus envie de dire quelque chose de gentil. Je n’en veux pas personnellement à Samuel… Mais tout a été tellement loin, on m’a traité de tous les noms dans les journaux. Pourtant, je pense être quelqu’un, qui depuis le début de ma carrière a toujours été super respectueux des autres sportifs, qu’ils soient meilleurs que moi ou non, qu’ils me battent tout d’un coup, ou que je les batte. Ce qui s’est passé n’est pas très sympa, et donc je n’ai pas de petit mot pour Samuel !

Propos recueillis par Anne-Claire LETKI