Gala postolympique - 27 février 2006 - Paris Bercy

Interview Olivier Schoenfelder

Lundi 27 février, une petite vingtaine d’heures après la clôture des Jeux Olympiques de Turin, Bercy accueillait les stars de la glace. Et non des moindres. Irina Slutskaya, Tatiana Totmianina & Maxim Marinin, Evgeni Plushenko, Surya Bonaly, Marina Anissina & Gwendal Peizerat, et encore bien d’autres, étaient présents.
Esprit Patinage a rencontré Olivier Schoenfelder. L’occasion d’évoquer ces Jeux olympiques où satisfaction et déception se mêlent.

Esprit Patinage : Tu étais aux Jeux de Salt Lake City en 2002, tu rentres des Jeux de Turin, comment compares-tu ces deux expériences olympiques ?
Olivier Schoenfelder : Sur ces Jeux de Turin on a pris bien plus de plaisir. On s’est mis moins de pression bien que l’enjeu était plus grand. On avait l’expérience de Salt Lake City, on savait ce qu’il ne fallait pas faire, donc ça s’est beaucoup mieux passé. On a vraiment savouré les moments…sauf la fin où l’on n’a pas eu la médaille ! Mais on a au moins pu se battre jusqu’au bout pour espérer en avoir une. Ça c’est déjà bien.

Esprit Patinage : Après quelques jours de recul, comment interprètes-tu votre quatrième place ?
Olivier Schoenfelder : Je crois que ça reste une compétition. Et le patinage est un sport avec un jugement subjectif… Ils ont choisi d’autres personnes pour aller sur le podium. On n’a peut-être pas été soutenus par les juges à notre juste valeur sur les danses imposées. Après, la deuxième place en libre, c’était bien mais ça ne suffisait pas. On n’est pas amers par rapport au jugement. On est déçus, c’est sûr, mais ça va !

Esprit Patinage : Est-ce que tu ne penses pas que vous avez manqué d’un peu de soutien de la fédération, de lobbying ?
Olivier Schoenfelder : Je ne sais pas ; peut-être. Mais c’est vrai qu’on ne s’est pas posé la question avant. On n’avait pas calculé avec ça ; on voulait avoir notre médaille sur la glace, avec nos performances. Maintenant, on ne va pas refaire la compétition avec des « si ».

Esprit Patinage : Est-ce qu’il y a des moments particuliers de la compétition dont tu te rappelleras longtemps ?
Olivier Schoenfelder : Euh… (Rires). C’est sûr, après le libre… En fait, après le libre, il y a d’abord eu la satisfaction, la joie d’avoir bien patiné et d’avoir fini notre compétition. On y croyait… Puis, il y a eu la déception après les notes. Sinon, il y a eu plein de bons moments. À chaque épreuve on était bien. A chaque entraînement on était bien.

Esprit Patinage : Quels sont vos projets avec Isabelle pour la suite ?
Olivier Schoenfelder : À court terme, on finit la saison avec les championnats du monde ; et on repart au moins pour une année. Après, on verra au jour le jour, au feeling, selon l’évolution de nos résultats et de notre motivation. Pour l’instant on est toujours motivés, et on a envie d’avoir quelques médailles quand même… Ce n’est pas exclu qu’on continue encore jusqu’aux prochains Jeux olympiques.

Propos recueillis par Anne-Claire LETKI