Trophée Bompard : l'analyse des pros

Esprit Patinage a rencontré Sophie Moniotte et Philippe Candeloro,
qui livrent ici leurs impressions sur la compétition et le patinage en général.

Sophie MONIOTTE

Esprit Patinage : Depuis les Légendes de la Glace, on te revoit un peu dans les patinoires, quelles sont tes impressions ?
Sophie Moniotte : Concernant les Légendes de la Glace, c’était quelque chose de complètement à part, puisque c’était une reconstitution de l’ancienne équipe de France. Ainsi c’était par pure amitié pour les personnes qui l’organisaient que Pascal et moi-même étions présents.
Maintenant, mon retour dans le monde du patinage n’est pas spécialement innocent. Il est beaucoup axé sur le fait que, depuis quelques mois, on a un peu, voire même beaucoup, de changements qui se sont opérés au sein de la fédération. Et j’ai tendance à dire que je vais dans le même sens qu’eux, à savoir cette envie de pouvoir mettre les athlètes le plus haut possible sur un plan sportif d’une part, mais aussi de savoir s’occuper des athlètes, de les « driver ». Auparavant, on avait tendance à s’occuper des athlètes de façon très… maladroite, je dirais.
Aujourd’hui, Brian Joubert est le seul grand patineur français de jeune âge, et je pense qu’il a besoin, lui aussi, d’avoir des locomotives qui lui permettent de se retrouver, et de ne plus être seul à emmener tous les jeunes qui suivent derrière. D’une certaine façon, le but est de booster les patineurs, de leur apporter ce que les autres fédérations sportives ont fait avec des Fabien Canu dans le judo, avec des Marie-Claire Restoux, et compagnie… Il faut qu’ils aient des représentants dans leur domaine, qui puissent leur apporter leurs expériences, leur dire comment gérer ceci, comment gérer cela, afin d’être le mieux possible.

Esprit Patinage : Est-ce que tu as une fonction ou un poste particulier ?
Sophie Moniotte : Non, pour l’instant j’effectue une mission de quatre jours sur le Trophée Bompard. Il n’y a donc rien de très avancé pour la suite des choses, mais j’espère travailler pour ensuite avoir un rôle un peu plus défini !

Esprit Patinage : Alors est-ce qu’on peut dire que tu as tourné la page après tous ces évènements passés ?
Sophie Moniotte : La page, je l’ai tournée depuis fort longtemps, je l’ai tournée à la 198 ème page de mon livre ! (rires) En fait, je pense qu’il faut savoir mettre derrière soi les quelconques petits problèmes et aléas qu’il y a eu dans le temps. Au jour d’aujourd’hui, les années ont passé et il ne faut pas rester là-dessus. Je pense que ça prouve d’ailleurs plutôt une intelligence de la part des personnes qu’autre chose. J’espère simplement que les gens qui me voient revenir n’ont pas l’impression que je suis quelqu’un qui revient pour mettre le bazar. Pas du tout ! C’est simplement parce que j’ai envie de retrouver un milieu dans lequel j’ai évolué pendant vingt ans, et qui m’a procuré beaucoup de bonheur. Mais surtout j’ai envie de donner un coup de main pour les années à venir.

Propos recueillis par Anne-Claire LETKI

Voir Interview de P.Candeloro.